Qu’est-ce qui nous rend heureux au travail ?   27 novembre 2017

L’institut américain Gallup est sur le point de sortir sa dernière étude et certains résultats sont déjà connus. Le taux d’engagement des employés d’Europe occidentale ne dépasse pas les 10 %. L’entreprise libérée permet, selon Isaac Getz, d’engager entre 70 % et 80 % des employés. La marge de manœuvre pour motiver nos employés et les rendre heureux est donc encore importante. Mais pour mettre en place cette démarche, il est essentiel de comprendre ce qui rend heureux nos employés. Gallup identifie 4 catégories qui permettent de satisfaire nos employés et donc de les rendre heureux.

  1. Le sentiment d’être utile et efficace

Cette idée rejoint le fait qu’il nous est important de sentir que nous avons un impact sur le monde qui nous entoure. Cet impact nous donne le sentiment d’être utiles et efficaces. Pour cela, il faudra tout d’abord donner des objectifs pertinents. Leur réalisation donnera le sentiment d’avancer et d’avoir un impact. Plus les objectifs seront larges et variés plus notre impact en sera de même. Par conséquent, être sur un poste aux tâches variées et clairement définies fera partie des priorités.

Des perspectives d’évolution devront aussi être mises en avant. En effet, évoluer dans son métier c’est faire évoluer son impact sur le monde. Enfin, plus les objectifs permettront de faire qu’une personne réalise ce qu’elle est au plus profond d’elle-même (dernier étage de la pyramide de Maslow), plus elle aura le sentiment d’être utile et efficace. La mission de l’entreprise ainsi que ses valeurs devront être clairement définies de manière collective pour emmener tout le monde dans la même direction et leur procurer, à tous, la même satisfaction et le même bonheur.

  1. L’intérêt pour le travail

Un travail qui est intéressant permettra aux collaborateurs de se sentir plus heureux. Ainsi, faudra-t-il laisser de côté les managements de type taylorien. Tout diviser et donner à chacun une mission trop simple et trop répétitive entrainera une démotivation. Au contraire, un travail varié, mais aussi riche de réelles missions rendra le collaborateur plus heureux. Participer au recrutement de ses collaborateurs, mais aussi aux prises de décisions en plus de notre cœur de métier permettra d’enrichir notre activité.

Cette démarche donnera l’opportunité au collaborateur d’utiliser au maximum ses compétences, mais aussi, d’en apprendre de nouvelles. Car avoir de l’intérêt pour son travail c’est avoir un travail qui a de l’intérêt pour nous. Si ce dernier nous permet de nous développer, alors il sera beaucoup plus intéressant. Si nous pouvons développer nos compétences grâce à notre travail, nous serons d’autant plus motivés et heureux. En effet, cela nous donne le sentiment d’être de plus en plus fort et donc de devenir meilleur.

  1. L’autonomie

Lorsque nous savons quoi faire et comment le faire, nous voulons le faire. Pour cela, nous avons besoin de toute la latitude possible. Quoi de plus frustrant que de ne pas pouvoir mettre en place ce dont nous sommes convaincus, surtout si c’est par la volonté d’un autre, extérieur à l’action ?

Pouvoir agir de manière autonome, nous donne le sentiment de pouvoir agir pour exister et nous réaliser. Si quelqu’un nous en empêche, c’est comme s’il refusait que nous existions.

L’aplanissement de la hiérarchie permettra de donner plus de place pour prendre des initiatives et devenir autonome. L’autogestion permettra à chacun de se sentir concerné par le projet et d’être au maximum de son autonomie. Être en mesure de prendre des décisions par soi-même, de recruter et d’intégrer de nouveaux collaborateurs, de s’exprimer sur les rémunérations, de choisir les formations dont nous avons besoin est autant d’exemples qui permettent de donner le sentiment d’autonomie.

  1. Le sentiment de justice et de reconnaissance

Nous devons nous sentir exister, à travers la reconnaissance de notre hiérarchie. En effet, c’est elle qui nous indiquera si nous sommes sur la bonne voie. La hiérarchie devra soutenir l’employé pour qu’il se sente en confiance. La proximité entre le leader et les équipes sera essentielle pour maintenir le lien et la communication.

La reconnaissance peut aussi venir de nos collègues. En effet, ils sont plus à même de nous dire ce qui va bien dans notre attitude et dans notre travail, mais aussi ce que nous pouvons améliorer. L’entretien annuel à 360 degrés, où nos collègues viennent nous donner tout le feedback nécessaire à notre reconnaissance et à notre développement est un excellent outil.

L’égalité sera aussi essentielle pour donner un sentiment de justice au sein de l’entreprise et à chaque collaborateur. Le leader devra donc savoir bien écouter pour bien comprendre les situations et réagir de manière appropriée. Il pourra aussi laisser la main dans le cadre de l’autogestion pour que les collaborateurs gèrent les conflits ou les situations difficiles par eux-mêmes afin de s’assurer que chacun s’exprime et est en accord.

Le manager coach aura donc toute sa place pour amener l’individu et les équipes dans la bonne direction et de la manière qui semble juste à chacun.

Ainsi, ces quatre aspects nous permettent de nous sentir utiles pour les autres, d’être intéressés par ce que nous faisons et le faire comme bon nous semble, mais aussi d’avoir la reconnaissance de nos pairs et de nos supérieurs de manière juste.

J’ai le sentiment que ces conditions nous permettent d’atteindre une sorte de plénitude, à savoir, se sentir rempli et en cohérence par rapport à ce que nous sommes. Ainsi, rendrons-nous heureux nos collaborateurs.

Julien Godefroy – https://reussir-son-management.com

Cette entrée a été publiée le lundi 27 novembre2017 à 12 h 22 min, et rangée dans Management, Motivation. Vous pouvez suivre les réponses à cette entrée via son flux RSS 2.0.Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un rétrolien depuis votre site.
   Article lu 339 fois

Aucune réponse

Laisser un commentaire