Les soft skills en entreprise   19 mars 2019

Les soft skills, ou compétences comportementales, suscitent de plus en plus l’intérêt des entreprises. Pour être performant au travail, les seules compétences techniques ne suffisent plus. Salariés et manager doivent développer des qualités non professionnelles telles que la créativité ou l’empathie.

« A l’inverse des compétences techniques, il n’est pas possible de déléguer aux robots les compétences comportementales ». Jérôme Hoarau, co-auteur avec Fabrice Mauléon et Julien Bouret de Soft Skills (Dunod), a une bonne nouvelle pour ceux qui craignent la robotisation de l’emploi. Les compétences comportementales, ou tout ce qui différencie un humain d’un robot, sont devenues centrales.

L’évolution du monde du travail, notamment avec la robotisation, l’automatisation et l’intelligence artificielle, nous oblige à miser sur le capital humain, donc les soft skills. Les soft skills sont littéralement les « compétences douces », que les auteurs du livre préfèrent qualifier de « compétences comportementales, transversales et humaines ». Confiance en soi, créativité, intelligence émotionnelle… En somme, ce sont toutes ces qualités personnelles qui transforment un salarié lambda en un collaborateur efficace, agréable et entraînant pour le reste de l’équipe.

« Tout le monde a les graines en potentiel, mais elles ont été plus ou moins arrosées en fonction du contexte social, familial, économique, explique Jérôme Hoarau. Nous proposons donc de développer et améliorer certaines de ces compétences comportementales en faisant comprendre aux personnes que chacun a le choix de changer ».

Comment acquiert-on la confiance en soi par exemple ? « Avec une stratégie des petits pas », indique Julien Bouret, co-auteur du Réflexe soft skills et coach en bien être professionnel. Essentielles, les compétences comportementales s’assimilent tout au long de la vie dans un processus lent qu’on peut comparer à un entraînement sportif. « J’utilise des techniques méditatives, de visualisation et de pensées positives pour la gestion du stress et pour développer la concentration. »

Pour les auteurs, les softs skills sont transversales, chacune ayant un impact sur l’autre. Impossible d’établir un classement au sens strict du terme. La liste proposée ci-dessous est réalisée à partir des deux listes proposées séparément par Jérôme Hoarau et Julien Bouret, ainsi qu’à partir du classement du World Economic Forum des soft skills à posséder en 2020.

1. La résolution de problèmes
« Dans un contexte de changement, les salariés doivent être orientés solution. Ils doivent être en mesure d’améliorer une situation ». Le World Economic forum parle de résolution de problèmes complexes.

2. La confiance
« C’est à la fois la confiance en soi, pour faire face, mais aussi la confiance aux autres et la confiance en l’avenir », résume Jérôme Hoarau. Pour Julien Bouret, il est indispensable qu’un manager fasse confiance en impliquant ses équipes. « Les gens auront alors le sentiment d’être reconnus, d’avoir de la valeur », ajoute-t-il.

3. L’intelligence émotionnelle
Terme à la mode, l’intelligence émotionnelle ou la gestion des émotions, est le fait de « partir du postulat qu’il est possible de prendre du recul et identifier ses émotions et celles des autres afin de ne plus les subir ».

4. L’empathie
Très liée à la compétence précédente, l’empathie est le fait de « comprendre la réalité de l’autre ».

5. La communication
Pour faire passer le message que l’on souhaite faire passer, il faut « être précis, concis, clair ».

6. La gestion du temps
Problème de notre époque, le temps. « On court beaucoup, on a du mal à s’organiser. Ce n’est pas au temps de nous gérer, mais à nous de gérer le temps. »

7. La gestion du stress
« Il n’y a pas de bon stress, sauf si celui-ci est ponctuel ». Il n’est pas normal d’être stressé chroniquement. Ça demande de l’énergie, donc ça fatigue. Le cerveau a alors plus de mal à prendre des décisions. Il devient alors plus difficile de travailler, d’être créatif, d’être confiant.

8. La créativité
« Il s’agit de savoir créer des connections entre les choses, les idées. Cela permet de faire émerger des innovations ».

9. L’esprit d’entreprendre
Pour Jérôme Hoarau, l’esprit d’entreprendre serait en tête de sa liste. « Car il implique d’être proactif, audacieux. C’est être dans une dynamique positive et être orienté solution plutôt que de râler. »

10. L’audace
« Il s’agit de la capacité à oser, selon Julien Bouret. L’audace est le fait de tenter quelque chose de nouveau, proposer des idées nouvelles ».

11. La motivation
« C’est à la fois trouver de la motivation, mais aussi donner de la motivation ». Il faut s’entraîner à donner un sens à ce que l’on fait. Comme quand on perd l’envie d’aller courir, mais que finalement on y va parce qu’on voit plus loin, on sait que ça va nous aérer, que c’est bon pour la santé, que c’est important pour surveiller son poids… Pour se motiver il faut donc « donner un sens au delà de la tâche à effectuer. »

12. Vision, visualisation
La vision, c’est « la capacité à voir le chemin pour arriver à l’objectif ». « Il y a une notion de zoom et dézoom pour voir l’ensemble, mais aussi le particulier ». Julien Bouret donne des méthodes pour visualiser les événements et entraîner son cerveau à percevoir les choses. « Visualiser la réunion, les personnes présentes, sa prise de parole en se débarrassant des doutes et des craintes. »

13. La présence
« On passe un temps fou perdu dans nos pensées, ce qui est parfois important, mais il faut savoir être présent physiquement et mentalement ».

14. Le sens du collectif
« Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin. »

15. La curiosité
« Elle permet à la fois d’apprendre de nouvelles choses, mais aussi d’apprendre des autres et de soi », selon Jérôme Hoarau qui tenait à faire figurer également dans sa liste « le fait d’apprendre à apprendre ».

Audrey Chabal
Source : https://www.forbes.fr/management/les-15-soft-skills-a-maitriser-en-entreprise/

P.S : J’ajouterai à cette liste une compétence essentielle à mes yeux : l’optimisme.
Autrement dit, l’attitude mentale positive, la capacité à voir en priorité ce qui va bien, et à se projeter positivement dans l’avenir…
Car, oui, l’optimisme est un soft skill qui se travaille, se développe et joue un rôle essentiel dans le management, le leadership, la capacité à accompagner le changement, à faire face aux difficultés et aux crises, à entreprendre, à persévérer…

Pour développer l’optimisme dans les entreprises et les réseaux, j’anime des conférences et des ateliers positifs et dynamisants.
Voyez http://yvesdemontbron.com

Et je serai très heureux de vous proposer une intervention adaptée à vos enjeux.
Contactez-moi : yves.de.montbron@liguedesoptimistes.fr

À bientôt !

Yves de Montbron

Cette entrée a été publiée le mardi 19 mars2019 à 11 h 27 min, et rangée dans Auto-management, Management. Vous pouvez suivre les réponses à cette entrée via son flux RSS 2.0.Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un rétrolien depuis votre site.
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Une réponse

13 avril 2019 à 10 h 44 min
Augry Franck écrit :

:mrgreen:
Trés bon article pour lequel je suis tout à fait d’accord, l IA va en fait pousser l’humanité, à travailler de manière à exploiter au bon sens du terme l’intelligence pure des humains, cette incroyable capacité à puiser dans le passer les technologies de l’avenir!
Internet ouvre déjà la connaissance au monde, l IA ouvrira des possibilités de résolutions de problèmes communs qui permettra à l’homme de consacrer son énergie à allez plus loin dans la relation inter personnes
merci pour ce bel article
Franck Augry

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